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27 avril 2026

 Visite de Tamaris et du Laborieux

Mardi 26 avril 2026





La Corniche Tamaris, née à la fin du XIXe siècle sous l’impulsion de Michel Pacha, a longtemps incarné l’élégance et la douceur de vivre de la Côte seynoise. Ce lieu emblématique était une station climatique prisée, où promenade, pêche, baignade, cabotage et contemplation faisaient partie intégrante du quotidien. Michel Pacha , marin et homme d'affaires, transforma la zone en un "Petit Bosphore" et y développa un riche patrimoine architectural d'inspiration orientale. C'est Michel Pacha qui a financé la voie d'accès qui longe la corniche même si à cette époque, le trafic automobile était quasi inexistant, ce qui favorisait un usage apaisé et partagé de l’espace public.                                                                            La corniche a également servi de lieu de tournage pour le film "Le petit baigneur" en 1967.


Notre très compétent guide Martin qui passa 2h30mn avec nous







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Blaise Jean Marius Michel est né le 16 juillet 1819, à Sanary, alors appelée Saint-Nazaire : il est un fils de Jean Antoine Michel, capitaine de la Marine royale et petit fils de marins. Son père espérait pour son fils une carrière d'officier et comptait que Marius prépare l'entrée à l'École navale de Brest que le roi Louis-Philippe Ier venait d'officialiser. À cette fin, il inscrivit Marius dans un internat catholique de Marseille, mais le retire du collège avant la fin de sa scolarité lorsqu'une épidémie de choléra frappe la ville, fin 1834. Empêché de se présenter au concours d'entrée de l'École navale, Marius Michel s'engage comme mousse dans la Marine nationale à l'âge de 16 ans, puis devient fourrier sur un navire de guerre.


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Le château: l'entrée






Le kiosque




Le jardin du château





La chapelle du château








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À l'âge de 20 ans,Blaise Jean Marius Michel s'illustre dans la prise de Jijel : nageant jusqu'au rivage, il plante le drapeau tricolore sur le minaret de la mosquée surplombant la ville, durant la nuit du 12 au 13 mai 1839, nuit qui précède le débarquement officiel des troupes françaises. Cet acte, jugé héroïque par sa hiérarchie, lui donne l'occasion de reprendre ses études pour devenir officier. Toutefois, ses origines modestes (il n'est pas passé par une prestigieuse école navale) bloquent ses possibilités d'avancement au sein de la hiérarchie militaire.


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Quelques anciennes cartes postales












Villas de Tamaris






Ancien bureau de poste devenu atelier de sculpture








Villa "Les palmiers"





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En 1843, nommé capitaine au long cours, il rejoint la marine marchande et est affecté comme officier sur les paquebots poste de la ligne du Levant des Messageries nationales (devenues Compagnie des messageries maritimes en 1871), qui faisait partie des lignes exploitées contractuellement avec l'État pour le service des postes et des liaisons avec des pays ou territoires coloniaux. Ayant beaucoup navigué, il connaît parfaitement le bassin méditerranéen et achemine régulièrement des troupes et matériel lors de la guerre opposant en Crimée la Russie et l'Empire ottoman soutenu par le Royaume-Uni et la France. Au cours de ce conflit, il rencontre le général Lannes de Montebello, auquel il expose son souci d'améliorer la navigation en Méditerranée.


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Le groupe très attentif et intéressé






Des chalets hybrides


Chalet suisse







Villa "Amicis" dernière habitation de la famille Pierredon






Villa "La lézardière"



Villa "La coquette"


Villa "L'orientale"




Villa "Les platanes"



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Le 1er août 1855, à la suite des projets qu'il a soumis avec succès, il est nommé vice-amiral par l'empereur Napoléon III et directeur général des Phares et Balises de l'Empire ottoman par le sultan Abdlülmecid 1er. Il fait construire par le biais d'une société française cent onze phares sur les côtes, les détroits et les îles de la mer Noire, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale (à ce moment, les côtes turques vont de l'actuelle Albanie à l'actuelle Libye incluses). Il obtient du Sultan un pourcentage sur les droits de navigation dans ces eaux.

Marius Michel fut maire de Sanary-sur-Mer de 1865 à 1871, puis de 1892 à 1894, et un généreux donateur pour les communes de Sanary et de la Seyne-sur-Mer.


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Villa du cocher de Michel Pacha appartenant toujours à ses descendants




Villa du croissant








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En 1879, il obtient la concession des quais des ports de Constantinople; sur chaque marchandise des bateaux touchant ce port, il perçoit un pourcentage, accumulant ainsi une fortune colossale pour l'époque.

Dès lors, les honneurs suivent. Le sultan Abdhülhamid II lui confère le titre honorifique de pacha en 1879 ; en France, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par la République en 1880. En 1882, son fils Alfred est fiancé à une demoiselle de la Maison de Briey. Pour éviter une mésalliance, la famille de la promise use de son influence et de sa parenté avec l'évêque de Saint-Dié (Mgr de Biey) pour obtenir du Pape Léon XIII le titre de comte héréditaire (« comte romain ») pour le futur Michel de Pierredon. Par la suite, Marius Michel est élevé à la dignité de beylerbey en 1893 par le sultan avant d'être décoré du grand cordon de l'ordre du Médjidié en 1895 puis de celui de l'ordre de l'Osmaniye en 1899.

Par ailleurs, Marius Michel a été administrateur des biens de Victor Hugo de 1851 à 1870, alors que le poète vivait exilé en Belgique puis dans les îles Anglo-Normandes.


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Villa "Caprisiosa"



La vie familiale de Marius Michel s'avère mouvementée. Sa fille, Amélie, dépressive meurt à l'âge de 15 ans, son fils Alfred est assassiné à 39 ans laissant une veuve et deux enfants, dont l'aîné a une adolescence difficile, ce qui oblige son grand-père à le faire placer provisoirement sous tutelle. Sa première épouse, née Augustine-Élodie de Séris, est assassinée par son neveu dans le cimetière de Sanary à 68 ans. Par la suite, Marius Michel épouse en 1895 Marie-Rose Déprat, une camarade d'école de sa fille alors âgée de 38 ans. il ne naît pas d'enfant de ce second mariage.

Marius Michel est inhumé dans une chapelle imposante au cimetière ancien de Sanary-sur-Mer.

Marius Michel (13 juillet 1819 - 6 janvier 1907), dit Marius Pacha (1879), comte Michel de Pierredon (1882). Fils de Jean-Antoine Michel et Joséphine Lautier


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Visite du remorqueur "Le Laborieux"






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M. Lefebvre, président de l'association "Les amis du Laborieux" et Bernard Zorine très actif ainsi que les nombreux adhérents ont la volonté de rénover ce remorqueur mythique appartenant à la commune.


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L'extérieur du remorqueur





L'intérieur du "Laborieux"







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Il a été réalisé par les apprentis du charpentage des Forges et Chantiers de la Méditerrannée en 1946. Il a remplacé "L'Utile" un vieux remorqueur à vapeur.


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Un ouvrage illustré par Jacques Denis




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Aujourd'hui, échappé de la destruction, il a quitté la mer pour la terre et est posé sur un ber dans l'anse du fort de Balaguier.

L'ambition de l'association est de réhabiliter ce bateau dans une version muséale et sauver ce témoin de l'histoire industrielle seynoise.

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Les participants à cette journée






Excellente journée studieuse et de camaraderie

A Bientôt
















1 commentaire:

  1. Je te remercie Daniel pour ce super reportage mêlant les photos anciennes et récentes. visites guidées très enrichissantes sur notre matrimoine. Gérald

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